Le biogaz, une alternative aux drêches séchées (DDGS)
Les résidus de distillerie peuvent être évacués vers des champs de filtration ou le réseau d’assainissement, traités comme des eaux usées, transformés en drêches séchées avec solubles (DDGS) ou valorisés en biogaz.
Renoncer au séchage des DDGS permet déjà d’économiser le gaz consommé par le sécheur. Une unité de méthanisation, elle, produit du combustible. Sur le marché, les DDGS sont en concurrence avec les céréales et peuvent être vendus à perte lorsque le prix des céréales est bas et celui de l’énergie élevé.
La méthanisation des vinasses fournit un combustible qui remplace le gaz naturel ou le fioul. Elle permet de réduire de 70 à 100 % la consommation de combustible de la distillerie, de diminuer le coût de production de l’alcool et de limiter la dépendance aux marchés de l’énergie. Le biogaz peut alimenter les chaudières existantes, seul ou mélangé au gaz naturel.
Les vinasses peuvent être méthanisées directement, avec 7 à 12 % de matière sèche, ou concentrées par évaporation jusqu’à environ 30 %. La concentration peut diviser par trois le volume des digesteurs et la quantité d’effluent, tout en permettant de réutiliser la vapeur dans la distillerie. Elle consomme de l’énergie, mais les vinasses sont encore chaudes après la distillation : leur chaleur peut être conservée et la vapeur réemployée.
D’après notre expérience, la concentration est surtout intéressante au-delà de 600 tonnes de vinasses par jour. Pour une petite distillerie, elle réduit la taille du digesteur sans nécessairement en réduire le nombre. Pour une grande installation, elle peut diminuer à la fois le volume et le nombre de réacteurs. Une concentration de 25 à 30 % de matière sèche dans les vinasses conduit à environ 9 à 10 % dans le digesteur, niveau retenu pour le bon fonctionnement des agitateurs.
La technologie CSTR verticale convient particulièrement aux vinasses : elle assure de bons transferts de matière et de chaleur, réduit les besoins énergétiques propres et occupe moins de terrain. Cet encombrement réduit est précieux pour les distilleries situées en zone urbaine. Un grand réacteur vertical peut également coûter moins cher que plusieurs petits réacteurs CSTR.
Économies de combustible et choix du procédé
Notre expérience à Hincesti
Depuis 2013, Zorg Biogas dispose d’une référence à Hincesti, en Moldavie. Prévue pour les vinasses de céréales, l’unité traite aussi celles de mélasse selon la saison. Après avoir adapté les brûleurs de ses chaudières au mélange biogaz/gaz naturel, la distillerie a entièrement remplacé le gaz naturel. Ce CSTR classique fonctionne bien. Pour les nouveaux projets, nous privilégions les CSTR verticaux, comme dans les sucreries.
Unité de méthanisation de Hincesti, Moldavie
Les vinasses peuvent manquer des oligo-éléments nécessaires à la croissance des bactéries. Des compléments spécifiques sont alors ajoutés en faibles quantités : notre retour d’expérience indique une moyenne d’environ 1 litre d’additif pour 300 tonnes de vinasses.
Contrairement aux vinasses de céréales, les vinasses de mélasse ne conviennent pas à la fabrication de DDGS. La méthanisation constitue donc une solution essentielle pour leur valorisation. Elle s’applique également aux vinasses de canne à sucre, de nopal, de cactus, d’agave ou de jus de betterave, ainsi qu’aux effluents des usines d’éthanol utilisant la paille.
Offre : unité de méthanisation de 300 tonnes de vinasses par jour (en anglais)
Offre : unité de méthanisation de 550 tonnes de vinasses par jour (en anglais)
Offre : 1.000 tonnes de vinasses par jour, 8 % de matière sèche (en anglais)
Offre : 381 tonnes de vinasses concentrées par jour, 30 % de matière sèche (en anglais)
Offre : 900 tonnes de vinasses de maïs par jour, 12,5 % de matière sèche (en anglais)
Questionnaire pour les distilleries (en anglais)
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